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La mafia des économistes orthodoxes? 26 mai 2007

Posted by Maitredeconf' in économique.
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C’est comme ça en Economie. Vous êtes soit « orthodoxe », soit « hétérodoxe ». Ca structure la recherche scientifique, les revues, et même les bureaux de doctorants. Les Orthodoxes ne se mélangent jamais aux Hétérodoxes qui de toutes façons ne veulent pas parler aux orthodoxes. Le résultat: des thématiques similaires traités de manière radicalement différente et des résultats qui ne peuvent faire consensus par la non-acceptation des méthodes utilisées par l’autre « camp ». Pour un orthodoxe, un hétérodoxe ne serait donc « pas sérieux, faisant passer un discours politique pour de la science. C’est bien connu, les hétérodoxes ne font pas de recherche« . Pour un hétérodoxe au contraire, les orthodoxes ne sont que « des illuminés doctrinaires aveuglés par la pensée dominante. L’autisme à son paroxisme ». La réalité? Du vrai des deux côtés mais surtout beaucoup de fantasmes.

Rodrik, économiste orthodoxe par ses méthodes mais qu’on ne peut accuser de néo-libéral, parle de ce phénomène sur son blog.  Il cite cet amusant exemple:

« Hayes makes a number of good points about how ideology permeates a lot of thinking by orthodox economists. Anybody who strays from conventional wisdom is in danger of being ostracized. Some years ago, when I first presented an empirical paper questioning some of the conventional views on trade to a high profile economics conference, a member of the audience (a very prominent economist and a former co-author of mine) shocked me with the question « why are you doing this? »

Son article fait en effet suit à un article de Hayes sur « la mafia des économistes orthodoxes ». Le problème vient à mon avis plus des confusions entre la méthode et le discours de certains économistes. Comme le dit Rodrik, « Neoclassical economics teaches you how to think, not what to think. »  

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Commentaires»

1. charlie - 30 mai 2007

« Neoclassical economics teaches you how to think, not what to think »
Mais dites moi, « how to think », n’est-ce pas le début de « what to think » ?
Autrement dit, séparer la méthode du résultat, n’est-ce pas se moquer ? Je vous le demande…
épistémologie 1, économie 0…

2. remibaz - 30 mai 2007

Ca dépend de quelle méthode tu parles? Si, la méthode c’est par exemple l’usage de l’économétrie, alors non. Dans bien des cas je suis d’accord.
Aprèce ce que je sais est qu’il est parfois plus efficace d’utiliser une méthode « pensée unique » pour convaincre de la pertinence de résultats qui ne le sont pas. C’est ce que fait Rodrik.

3. charlie - 30 mai 2007

Mon commentaire se voulait plus général : il n’existe pas « d’outil » neutre, les mesures, méthodes, ont des implications sur les résultats.
Du coup, les chercheurs en sciences sociales, dont l’économie, ont un travail de réflexivité à faire sur leurs pratiques, plus difficile, je te l’accorde, que celui des physiciens. Mais eux le font 🙂
Quelque soit la méthode employée, je ne crois donc pas qu’on puisse la séparer du résultat. Après, pour ton exemple, tout dépend sans doute de comment on définit la pensée unique.
Je persiste donc, parce que je suis têtue et parce que j’ai raison, épistémologie 1, économie 0…


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