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Qui c’est qui n’est pas crédible? 21 juin 2007

Posted by Maitredeconf' in politique.
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Madame Royal affirme lors de l’émission Question d’info (LCP-Le Monde-France Info) qu’elle a du défendre pendant la campagne des idées qu’elles ne jugeaient pas crédibles (voir article du Monde). Je dois bien avouer avoir sauté sur ma chaise en entendant un telle énormité. Pour beaucoup de socialistes, nous nous battions justement pour des idées, pour des valeurs, pour un projet. Pendant toute la campagne, l’impréparation et l’improvisation de la candidate nous ont fait prêter le flan à toutes les accusations de manque de crédibilité (cf. le lancement de la proposition du contrat première chance, sans aucune consultation, dans une impréparation la plus totale, qui nous a fait subir l’ire des syndicats étudiants avant que nous devions finalement rétropédaler et amender la proposition émise par la seule candidate). Nous n’avions rien dit. Dans les discussions, il fallait depersonnaliser le débat, se concentrer sur les propositions quand on nous parlait du manque de sérieux dans la campagne. Aujourd’hui, nous sommes moqués pour notre retard, sur le manque de cohérence, sur le manque de crédibilité. On croît réver. Peut-être que si nous avions concentré nos propositions, les discours, bref toute la campagne sur la question sociale (donc la question des salaires, donc la question de la RTT et des conditions de travail), plutôt que d’aller divaguer sur l’identité nationale ou de se laisser imposer les débats par l’adversaire, nous n’en serions pas là aujourd’hui. On se demande de quelle côté est le manque de crédibilité.

Et qu’on ne me parle pas des 17 millions de votants qui suffiraient à légitimer madame Royal dans sa statégie. Nous avons tous voté pour elle, justement parceque nous faisions la part des choses. La refondation devra se faire, mais dans la clarté.

Edit. Visiblement, il n’y a pas que moi que cette sortie a énervé..
Etant un des économistes qui avaient publiquement fait connaître leur choix en faveur d’un vote socialiste à la Présidentielle, mon malaise est profond. Ses déclarations marquent un tournant idéologique, plus précisément elle rejoint l’a-idéologie. Cela ressemble aux visions des plus orthodoxes des économistes « de gauche », dont une part significative a voté Sarkozy au second tour. Que reste-t-il du socialisme ou même de la sociale démocratie lorsque l’ambition d’amélioration de la condition ouvrière et « employère » est abandonnée ? En reniant les fondamentaux, aucune modernisation ne peut être menée. Même Tony Blair tant honni en France les a renforcés avec une hausse spectaculaire du salaire minimum et des embauches massives de fonctionnaires.

Blog de Philippe Askenazy 

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Commentaires»

1. patxol - 21 juin 2007

On peut mourrir pour des idées, pas pour Ségolène Royal

2. Nico - 21 juin 2007

à part Milosevic, il n’y a plus grand monde qui meurt pour ses idées. Besson, Kouchner et les autres ont montré une chose, aujourd’hui on ne meurt pas pour ses idées, on trahit.


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